A la Une Corse Matin le choix et l'appel du Président de la ligue


Le quotidien insulaire consacre le titre de sa Une à sa décision de ne pas se présenter à la présidence FFE : "Léo Battesti ne sera pas Roi" . Une pleine page d'infos générales, est consacrée également à l'appel aux nouveaux dirigeants corses de ne pas faire un "copié-collé" des politiques sportives précédentes...



Léo Battesti ne sera pas candidat à la présidence de la FFE

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Le président de la ligue corse l'a annoncé lors d'un reportage de France 3 Corse. Il a décidé de se consacrer prioritairement à des projets dans l'île. Mais il a souligné soutenir une démarche au niveau fédéral qui "irait dans le sens du développement des Echecs pour le plus grand nombre". Nous publions l'extrait du journal du "Corsica Sera" de ce dimanche 27 mars à 19h.
Où en serait la FFE si Léo Battesti avait été élu il y a 3 ans ? Facile, évidemment, d'affirmer que ce serait certainement moins pire qu’aujourd’hui.
Lors de sa campagne de 2013 le candidat battu avait pourtant annoncé de forts sponsoring permettant d’élargir l’assise fédérale. Le plus important, avec oscaro.com, avait fait l’objet de la signature d’un engagement pour un minimum de 600 000 € durant la mandature. D’autres partenaires étaient également prêts à aider un développement de masse , en particulier une grande entreprise de BTP finançant intégralement cinq grand tournois de jeunes dans plusieurs régions.
Pour contrer cette réalité, Diego Salazar avait annoncé 1 million d’euros de partenariat dont on a pas vu le moindre centime.

Se concentrant sur son association insulaire, Léo Battesti a pu mettre les bouchées doubles : création de trois nouveaux postes de formateurs portant à 18 le nombre de CDI salariés de la Ligue, partenariat officiel avec oscaro.com, création d’un Tournoi Européen des jeunes, d’un pôle espoir doté d’un budget de 80 000 €, d’un système de classement spécifique et instantané pour les scolaires avec 400 tournois annuels, organisation de 7 événements internationaux attirant les meilleurs joueurs de la planète...
Ceux qui prétendaient que son objectif était de corsiser la fédération ont eu la réponse du terrain, la Corse avait plutôt à perdre d’un investissement forcément limité.

Mais le sort de la FFE n’a jamais laissé indifférent l’ancien vice-président et nul doute qu’il sera disponible pour aider à la reconstruction d’une fédération en danger.



La chute de Diego Salazar, le président fédéral destitué à une écrasante majorité !

Le couperet était tombé, à plusieurs reprises au cas où il y aurait eu un doute.
D’abord par le rejet massif de son rapport moral. Du jamais vu dans les annales fédérales avec 635 voix contre, 290 pour et 57 abstentions. A peine le temps de souffler et le rapport financier est repoussé avec encore plus de vigueur : 656 contre, 173 pour, 185 absentions. 
Toutes les interventions, une bonne vingtaine, furent accablantes. Pas un seul président de club n’osant venir à la rescousse du fossoyeur de la fédération. Plusieurs orateurs demandent à Salazar de tenir compte de cet isolement et de démissionner. Il est vrai que supporter encore pendant un an une gestion aussi calamiteuse serait sans doute fatal pour la FFE. Il y a urgence à créer une nouvelle dynamique et seule une élection anticipée pourrait y parvenir.
Une procédure ad nutum est soumise au voix. Suspension de séance d’une bonne heure. Au retour l’assemblée vote la destitution du Président Salazar à une écrasante majorité : 623 pour, 92 absentions, 303 contre. Une élection anticipée aura lieu en septembre 2016.

Quel gâchis ! Elu, face à Léo Battesti, par une courte majorité de 17 voix sur 1640 votants, il avait promis monts et merveille. On connait la suite. Trois années de régression dans tous les secteurs à un point tel qu’il sera difficile de redresser la barre. Mais la dynamique autour d’un projet revenant aux sources du développement échiquéen pourrait y parvenir. Ne plus subir, une année encore, la dérive actuelle est déjà un bon premier pas.


Diégo Salazar menace la Ligue corse d'Echecs !

Dure épreuve du temps pour Diego Salazar

Les attaques dirigées en grande partie contre notre Ligue et son Président, sont indignes du Président d’une Fédération  sportive nationale. Elles disqualifient définitivement son auteur. Nul n’est dupe de la manœuvre de diversion : Diego Salazar serait une victime de « factieux » « sabotant le développement de notre fédération » « en colportant des fausses rumeurs ».
En toile de fond le méchant  Président de la ligue corse qui, depuis son île, prendrait une revanche malsaine et destructrice. Mais la réalité est là, incontournable. Depuis qu’il est aux commandes de la FFE, Diego Salazar et sa garde rapprochée ont fait dériver le bateau fédéral. 

Comment parler du colportage de " fausses rumeurs" alors que le site de la ligue corse avait fait l’annonce du déficit abyssal de l’exercice 2015, au centime près !  Une situation par ailleurs confirmée par les documents fédéraux. *

Comment nier la mauvaise gestion, voire  une irresponsabilité du Président et de son Trésorier, qui consiste, dans un  tel marasme financier, à embaucher deux proches avec des salaires exorbitants ?

Comment oublier l’annonce de campagne d’un million d’Euros de partenariat qui s’est soldée par une perte de 45 000 € au bénéfice d’une étrange Société de communicatios… La FFE a manifestement été l’un des rares clients représentant l’essentiel de son chiffre d’affaire.  Bibai Sports est désormais en liquidation judiciaire après une brève activité !

Comment ignorer qu’après un message de campagne électoral basé sur l’aide aux clubs, Diego Salazar veuille aujourd’hui les ponctionner de manière significative pour pour éponger ses propres errements ?

Comment être crédible lorsque l’on présente un prévisionnel fantaisiste envisageant un résultat de 140 000 € en 2016 alors qu’aucun partenaire n’est annoncé et que les mesures préconisées, si elles étaient adoptées par l’AG de ce samedi 25 mars, conduiraient à une inéluctable baisse du nombre de licenciés et donc à un affaiblissement de clubs que l’on prétendait servir ?

Mais Diego Salazar, par son texte adressé à tous les Présidents de club, vient de franchir le rubicon. Il se permet de menacer notre ligue de façon à peine voilée : « La question est clairement posée d’envisager des sanctions disciplinaires si une communication négative et massive émanant d’un organe déconcentré porte atteinte aux intérêts fondamentaux de la Fédération ». Du jamais vu ! Une méthode brutale qui en dit long sur le désarroi actuel.

Nous répondons « Chiche ! ». La ligue corse veut bien être bouc émissaire pour faire diversion et ne sait  communiquer que de façon "massive"…  Mais alors nous irons très loin, y compris sur le plan juridique, pour mettre en exergue l’irresponsabilité de telles menaces trahissant une conception dirigiste d’une Fédération sportive.
Les Ligues sont des espaces de vie et de créativité et des associations. Elles n’ont pas à être au garde à vous. Diego Salazar se trompe, une fois de plus, de siècle.

Nous n’éprouvons même pas le besoin de lister tout ce que représente notre association au niveau échiquéen. Notre communication, si dérangeante, en atteste chaque semaine.

Le Président Salazar joue son va-tout en cherchant à détourner l’attention. Une trop grosse ficelle qui ne pourra masquer les documents qui seront devant lui lors de l’AG et qu’il faudra bien assumer. Nous espérons qu’il fera au moins un progrès, celui de défendre lui même son bilan lors de cette Assemblée Générale.

* lire, à ce propos, l'analyse publiée via le forum de la Ligue Midi-Pyrénées


Le Dimanche 3 Avril 2016 | Lu 12939 fois