Conférence de presse de Léo Battesti après les attaques diffamatoires sur sa gestion


Le président de la Ligue a tenu un conférence de presse à Bastia pour dénoncer des lettres anonymes parvenues en janvier 2020 et curieusement révélée aujourd'hui par Corse Matin. Voici la video et le texte de son intervention.




Le texte base de l'intervention

Depuis que j’ai cofondé le cullettivu Maffia No’, a Vita Iè je suis victime de nombreuses attaques personnelles visant à troubler mon image et discréditer ainsi notre action contre l’emprise mafieuse.

 

La manipulation contre moi est claire. Il suffit de lire Corse-Matin :

 

D’abord celui du 24 septembre.

Avec la troublante interview de Me Pascal Gabardini, l’avocat, entre autres, du « Petit Bar ». Je cite : «  ce qui est dommageable (pour le collectif) c’est que certains de leurs membres, souvent ceux qui les incarnent d’ailleurs, exigent de la transparence. Or je m’interroge sur leur propre légitimité. Leur présence constitue selon moi un obstacle, elle peut polluer le discours et rendre une image floue » !

« Les membres du collectif doivent veiller à éviter  (…° leur démarche soit récupérée politiquement en vue notamment des prochaines élections territoriales ». Je tiens sur ce point à la rassurer je ne serai candidat à rien. Mais, par contre de plus en plus de citoyens se battront contre l’emprise particulièrement développée à Aiacciu, véritable bastion de la mafia dans l’ile désormais ! Cela doit sans doute inquiéter.

 

Soulignons, enfin, le très prémonitoire : « Mais l’excès de communication, imputable à quelques personnes seulement, est l’un des dangers et il faut être très vigilant. Adela de créer des tentions sur une île qui n’en manque pas, cela peut engendrer une volonté, de la part des autorités, d’apportée une réponse coûte que coûte pour clamer cet emballement médiatique »….

 

 

Ensuite le Corse-Matin du jour. 

Le journal d’Antony Perrino, de façon grossière, fait diversion le jour même de la rafle contre le « petit bar «  e donc de ses « amis d’enfance » comme il l’a indiqué.
La présentation du journal et son contenu en attestent. J’ai le triste privilège de partager la même page. Avec une différence notable : si le nom des interpellés est tu, le mien est jeté en pâture

Le traitement de l’info par ce quotidien soulève de légitimes interrogations.

On sait, par exemple, que Corse-Matin a interrompu sa participation à l’émission Cuntrastu pour sanctionner la rédaction de ViaStella qui avait eu le tort de faire une enquête journalistique sur le financement de ce quotidien. On sait, aussi, que le fait de citer certains noms pose problème (c’est encore vérifiable aujourd’hui)

On voit qui dirige réellement la rédaction. C’est une situation d’un extrême gravité car là aussi il y a une situation de monopole dans le domaine ultra sensible de la presse écrite. et j’apprécie aussi le travail sérieux et professionnels de l’immense majorité des journalistes de ce quotidien.

 

Mais en l’espèce, comment ne pas s’interroger … Ce contrepoids, rédigé par la même journaliste, d’une rafle visant des dizaines de personnes soupçonnées de tentatives d’assassinat ou d’association de malfaiteurs avec cette prétendue enquête contre moi atteste d’un parti pris.

Prétendue car, contrairement à ce qui est écrit, c’est 9 mois après (et non « quelques semaines) que j’en suis informé, hier, par… la journaliste de Corse-Matin.
À aucun moment je n’ai été sollicité ou avisé d’une telle enquête

Poursuivant son travail d’investigation , la journaliste interroge l’actuel président fédéral qui prétend dans une communication de campagne électorale interne visant à discréditer ses opposants que ma société aurait perçu plus de 100 000 € par an pour une revue. C’est un mensonge, de fait la facturation de Corsica flash s’élevait à 25 000 € par an. Le marché avait été soumis à concurrence, comme peut en attester l’ancien président fédéral et nous étions moins-disant. Le marché avait été validé par le bureau, le Comité directeur et présenté en assemblée générale. Qui plus est, j’avais réussi à obtenir de nombreux annonceurs qui avaient équilibré le budget de cette revue !

Mais peu importe, le mal est fait, on accrédite l’idée que je me gavais.

 

Alors je fais court sur le sujet. Il n’y a pas un seul centime de facturation entre l’association Ligue Corse d’Échecs, créée en 1998 et Corsica Flash. Rappelons que j’ai organisé depuis 150 tournois internationaux, créé une vingtaine d’emplois, et fait passer le budget de la ligue de 20 000€ à 800 000€ dont 85% sont consacrés à la masse salariale (jusqu’à 20 salariés) !

 

Des facturations concernent uniquement Corsica Chess Club, une association dont je ne suis même pas membre et avec laquelle je peux évidemment avoir des relations économiques ! À souligner, sur un plan purement financier,  que mon investissement échiquéen a affaibli mon entreprise. Je lui avais consacré de 1992 à 1998, toute mon énergie et mon potentiel relationnel . J’ai ensuite perdu de nombreux clients et n’est plus eu accès à certains marchés du fait de ma mobilisation pour construire la plus forte dynamique échiquéenne de terrain de l’histoire de ce sport. 

 

Finalement, si enquête il y a sous la foi de lettres anonymes qui avaient été rejetées par toutes les rédactions, pour leur inconsistance et leur caractère purement polémique, ce serait un bien. Tout est traçable, contrôlé par notre cabinet comptable. En ce qui concerne La Ligue les comptes sont, en plus également certifiés par un commissaire aux comptes. Tout est donc transparent et je ne comprends pas  ces propos qu’auraient tenu le nouveau procureur de Bastia indiquant que « des vérifications ont été ordonnées ». Je me tiens bien sûr à son entière disposition. Je regrette qu’il s’exprime devant la presse avant de contacter le principal intéressé. Mais la teneur de l’article du jour indique qu’il a été sollicité par Corse-Matin. On l’imagine mal téléphoner à une rédaction pour leur révéler que « des vérifications ont été ordonnées  afin de savoir si ces allégations sont avérées ou non » !  Il s’est donc fait piéger dans un but de légitimer journalistiquement un article basé sur 2 feuillets me taxant de soutien à  un pédophile, d’ami   du « plus important chef mafieux de l’île Alain Orsoni », d’être proche de « Paul Giacobbi, Mimi Viola, Michel Barat et Emile Zuccarelli qui m’ont permis de-’avoir des subventions considérables, » 

il y a quelques mois, ce dossier était jugé inconsistant par le rédacteur en chef Roger Antech. Pauvre Roger. Cette lettre éclaire la stratégie actuelle. Elle me vise également pour mon « comportement dans la douloureuse affaire S… » Le viol par un ancien formateur à la retraite d’une jeune et talentueuse joueuse. Il est étrange de constater que le 7 août les locaux de la Ligue à Bastia ont été tagués en s’en prenant encore particulièrement à moi… 

La direction de Corse-Matin a exhumé cette lettre anonyme de janvier pour faire diversion le jour même de ces arrestations en prenant la précaution de demander au Procureur de confirmer qu’ils étaient au courant. Forcément puisque l’auteur a envoyé, selon ses propres dires, « aux  autorités concernées ».  

 

Je savais, en m’engageant dans ce dur combat contre la mafia insulaire, que je prenais des risques. Je n’ai rien à y gagner sauf subir ce type de pressions et de manoeuvres, en espérant que cela n’aille pas plus loin… Car je tiens à une vie que j’essaye avec de plus en plus d’autres citoyens de défendre. Mais je tiens aussi à justice.
Je suis très affecté par cette campagne orchestrée par ceux qui s’inquiètent d’une prise de conscience collective pour le problème N°1 de la Corse, celui dont dépendent tous les autres. Mais je continuerai mon combat. Les innombrables témoignages de soutien et d’encouragements que j’ai reçus dès hier m’y encouragent. J’apprécie l’estime dont je jouis dans la population.Je ne fais pas un mètre dans la rue sans que des personnes m’encouragent ou me félicitent pour ce que nous entreprenons.

Je pense particulièrement à ma famille et m’excuse auprès d’eux pour la souffrance qu’engendre cette situation. Je sais que si, aujourd’hui, je cède leurs pressions et à leurs menaces larvées, je ferai le jeux de tous ces prédateurs sans scrupules qui veulent s’accaparer l’économie de la Corse.
Je ne me tairai donc et pas et poursuivrai avec tous le moyens de droit envisageables, ceux qui s’en prendraient à mon intégrité. 

Je ne  cherche aucun traitement de faveur de la part  de la justice. 

Bien au contraire  j’ai conscience que mon exemplarité est importante et  ma gestion est  irréprochable.   

Aussi  je me tiens la disposition des autorités judiciaires car faire confiance en la justice est la seule voie  pour   que  la  Corse respire.


Léo Battesti

 

 

 


Le Mardi 29 Septembre 2020 | Lu 1214 fois

Mardi 29 Septembre 2020



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